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Dire «ho-ho-ho», cela s’apprend et fait partie de la formation délivrée à la Charles W. Howard Santa Claus School de Midland, dans le Michigan.
Père Noël, c’est un métier
15.12.2022 | 11:39
Une école dispense une formation pour incarner le meilleur ami des enfants. Au programme: histoire, marketing rhétorique et diététique.
GETTY IMAGES
N’est pas Père Noël qui veut! Porter un costume rouge et une barbe blanche et dire «ho-ho-ho!» ne suffisent pas. C’est un métier, même s’il est très saisonnier. Et une formation est nécessaire. Parce qu’il était lassé de voir des amateurs jouer cette figure emblématique des fêtes de fin d’année avec leurs costumes de piètre qualité et ne sachant pas toujours comment interagir avec des enfants, Charles W. Howard a décidé de fonder son école de Père Noël aux États-Unis en 1937. C’est ce que relate le «Washington Post», dans un article paru en décembre 2021. À l’époque, ce producteur laitier était aussi le Père Noël le plus visible au monde, puisque figurant sur le char de la parade de Thanksgiving du célèbre magasin newyorkais Macy’s.

Trois jours de cours pour 500 dollars
Avant son décès en 1966, Charles W. Howard a transmis son école à un collègue. Lequel a ensuite confié l’affaire à d’autres repreneurs. Depuis 1987, Tom Valent, âgé aujourd’hui de 72 ans, et sa femme Holly dirigent ainsi la Charles W. Howard Santa Claus School* de Midland, dans le Michigan. Ce centre de formation délivre, chaque année pendant trois jours et pour 500 dollars, un cours sur l’art de personnifier le Père Noël. Les élèves (hommes et femmes) apprennent l’histoire du Père Noël et la manière d’endosser le costume, et sa composition. Ils apprennent aussi à savoir se comporter avec les enfants et répondre à leurs questions parfois pièges, comme celles portant sur les rennes qui tirent le traîneau. La clé étant de répondre aux questions par des mensonges plausibles qui ne ruinent pas le mythe du Père Noël, expliquent nos confrères d’outre-Atlantique.

Des trucs et astuces pour faire un bon Père Noël
Mais ce n’est pas tout. Des cours de marketing sont aussi dispensés. Tout comme des conseils en diététique et en exercices physiques, car rester parfois longtemps debout dans le froid hivernal nécessite d’être en bonne santé. Les élèves reçoivent même des astuces d’un professeur de chant pour conserver une voix la plus rauque possible, en buvant du thé chaud épicé avec du poivre de Cayenne.

Des salaires à six chiffres
Si elle ne dure pas longtemps et si son coût est abordable, cette formation en vaut-elle néanmoins le coup, étant donné que l’activité du Père Noël est très saisonnière (quelques jours dans l’année)? Le «Washington Post» fait état de rumeurs (non confirmées) selon lesquelles certains Pères Noël empocheraient des sommes à six chiffres chaque saison. Selon d’autres sources, un Père Noël débutant pourrait gagner entre 25 et 75 dollars de l’heure, en fonction du lieu où il travaille. Même en travaillant huit heures par jour, six jours par semaine et pendant tout un mois, ce qui est peu probable, on serait ainsi loin des sommes importantes évoquées par certains. Toutefois, la plupart des aspirants Pères Noël affirment ne pas suivre ce cours uniquement par l’appât du gain, mais pour l’esprit des fêtes.
Fabrice Breithaupt