Trouvez la place idéale
en Suisse romande
Le siège de Google Suisse, à Zurich. La société arrive en tête du classement des entreprises les plus attractives aux yeux des jeunes Romands de moins de 30 ans.
Les jeunes sont attirés par des employeurs de renom
30.09.2021 | 09:57
La sécurité de l’emploi est un critère qui a pris de l’importance avec la pandémie, montre une étude auprès des jeunes de moins de 30 ans. 

Quelles sontles entreprises dans lesquelles les jeunes Romands souhaiteraient travailler? Academic Work vient de répondre à la question en publiant l’étude Young Professional Attraction Index 2021 qui classe les 25 sociétés jugées les plus attractives pour les jeunes âgés entre 18 et 30 ans. La société suédoise de recrutement de jeunes professionnels, qui a des bureaux en Suisse, en Allemagne et en Scandinavie, a interrogé 2099 personnes de cette tranche d’âge. Academic Work réalise son étude annuellement. Résultat? Google trône en tête de ce classement. Le géant étasunien, deuxième en 2020, détrône Rolex, avec qui elle fait la rocade. Une autre entreprise horlogère du bout du lac, Patek Philippe, monte sur la troisième marche du podium, en progression d’une place. LVMH est l’entreprise qui fait l’entrée la plus spectaculaire dans le classement. Le géant français du luxe remporte la médaille en chocolat en terminant à la quatrième place. La Confédération occupe le cinquième rang, une place inchangée par rapport à l’an dernier. En plus de LVMH, plusieurs sociétés font leur entrée dans le top 25: c’est notamment le cas de Migros. Le géant orange prend la 18e place. La régression la plus impressionnante est celle de l’UEFA, à Nyon (VD), qui perd neuf rangs pour occuper la 20e place. Les analystes d’Academic Work tirent de ce classement une première conclusion: après plus d’un an de pandémie (l’étude a été réalisée en été 2021), la crise sanitaire a eu un impact sur les motivations des jeunes interrogés. Ils privilégient désormais des entreprises dont la réputation est élevée et reflète une grande stabilité. Des sociétés pour lesquelles ils se voient travailler plusieurs années. Ainsi, la sécurité de l’emploi est l’un des critères le plus souvent avancés par les jeunes sondés (43% des répondants l’ont mentionnée) alors que ce point ne figurait pas parmi les priorités une année plus tôt. 

 

Service public plébiscité 

Symbole par excellent de la sécurité de l’emploi, le service public est ainsi bien représenté dans le classement. L’État (que ce soit celui de Genève, du canton de Vaud ou d’un autre canton), talonne la Confédération à la 6e place. La Ville (que ce soit celle de Lausanne ou de Genève, etc.) est également un employeur attractif, qui occupe la 12e place. Les sondés perçoivent aussi les employeurs actifs dans le luxe comme une valeur sûre, gage de pérennité. Les grandes marques horlogères ou du luxe rassurent et font rêver, tout en offrant à leurs collaborateurs et collaboratrices des opportunités de carrière variées etintéressantes. Travailler pour ces employeurs est perçu comme un investissement avantageux pour un début de carrière professionnelle. D’autant que les résultats de ces entreprises ont été très encourageants durant la pandémie, ce qui peut rassurer les jeunes et leur faire espérer de bonnes conditions de travail et de salaire. Ainsi, en plus des sociétés qui figurent sur ou au pied du podium, Richemont (8e) et L’Oréal (13e) occupent aussi une bonne position dans le classement. Un autre secteur tient le haut du pavé auprès des jeunes de 18 à 30 ans: la finance. Là aussi, les banques suisses sont perçues comme des employeurs rassurants, surtout lorsqu’elles sont privées. Pictet (9e), Lombard Odier (13e), UBS (21e) et Credit Suisse, qui entre tout juste dans le classement (25e) en sont les représentants. Même si Google est en tête, la plupart des entreprises sont suisses, ce qui est aussi un gage de sécurité, notent les auteurs de l’étude. À noter que 62% des réponses proviennent de femmes, indique Academic Work. Presque la moitié des sondés (47%) occupent un poste de travail, 10% d’entre eux sont à la recherche d’un emploi alors que 39% sont encore en formation. Les jeunes sont attirés par des employeurs de renom Le siège de Google Suisse, à Zurich. La société arrive en tête du classement des entreprises les plus attractives aux yeux des jeunes Romands de moins de 30 ans. KEYSTONE PUBLICITÉ La capacité à vulgariser des idées complexes ou techniques, en évitant l’utilisation de jargon spécifique à une entreprise, à une industrie ou à un pays, devient primordiale, notamment pour grimper les échelons de l’entreprise ou au moment de rechercher un nouveau défi professionnel. Le CV ou une brève présentation orale vous donne l’occasion de démontrer votre esprit de synthèse et votre capacité de communication. Il s’agit alors de trouver le bon niveau de vulgarisation de vos formations, de vos compétences et de vos réalisations professionnelles. Cela vous permettra alors de maintenir vos interlocuteurs dans leur zone de confort tout en décrivant de manière avantageuse votre savoir-faire. «Ce que l’on conçoit bien s’énonce clairement, et les mots pour le dire arrivent aisément» disait déjà Nicolas Boileau au XVIIe siècle. Il peut notamment être important de donner un aperçu de la taille et du secteur d’activité de vos employeurs précédents, de détailler le contenu de certaines formations pertinentes et d’expliciter les missions effectuées dans certaines fonctions précédentes. Cela devient d’autant plus important dans un contexte où les métiers et les technologies évoluent très rapidement, où de nouvelles formations et de nouveaux métiers émergent et où les changements d’orientation professionnelle sont fréquents. Plus vous montez dans la hiérarchie de l’entreprise, plus il est important de démontrer cette capacité de vulgarisation. Il faut également anticiper que ceux qui vont vous évaluer, notamment dans une première itération, pourraient ne pas forcément posséder les compétences et les codes nécessaires pour décrypter le jargon technique puisqu’ils recherchent justement à recruter un nouveau collaborateur qui leur apportera les compétences manquantes dans le domaine concerné. Ce qui est vrai pour les candidats s’applique également aux employeurs. Une offre d’emploi bien rédigée, exempte de jargon, présentant clairement le contexte et les missions qui seront confiées au nouveau collaborateur, permet de mieux cibler les candidats pertinents et de donner une image réaliste du poste. Une offre d’emploi de qualité contribue à l’image de l’entreprise et engendre souvent un processus de recrutement à valeur ajoutée, notamment pour les postes à responsabilités. Cela permet à l’employeur d’attirer les talents recherchés de manière efficace tout en proposant une interaction de qualité aux candidats. 

Laurent Buschini